Hier on me demandait comment je me sentais d’être aussi ouverte à mon sujet sur Internet via ce blogue.
Dans le même ordre d’idées, ce matin dans le Journal Métro, Sylvain Ménard révèle son départ de Facebook. Voir ci-bas.
http://www.journalmetro.com/local/article/598735–a-la-place-on-s-appelle
Est-ce compromettant que de se “dévoiler” sur Internet?
J’en conviens tout-à-fait : je n’écrirais rien sur FB ou sur ce blogue quelque chose que je ne pourrais discuter en personne. Lisez-le vous-même, je laisse toujours une part de mystère dans mes anecdotes, que je relate mes propres mésaventures ou celles de mon entourage. Le détail est mon jardin secret. Autrement, je crois qu’il y aurait abus de tribune. Je n’ai pas la prétention de croire que les moindres détails de mon existence puissent intéresser qui que ce soit, et je mise d’autant plus sur la façon de dire les choses que sur ces choses en tant que telles.
Personnellement, je crois ne jamais dépasser les limites du bon goût. Certes et je le concède entièrement, mes écrits sont un exutoire de prédilection, mais pas le théâtre d’un exhibitionnisme disgracieux. Pas d’accord? S’il-vous-plaît manifestez-vous. Je ne peux peut-être pas contrôler ce qui est dit à mon sujet ailleurs ni récupérer toutes les informations véritables, vérifiées ou non, qui filtrent à mon sujet, mais je peux néanmoins régir ce qui résulte de ma propre plume.
J’ai déjà reçu des commentaires peu éloquents suite à la publication de certains textes. Des gens qui m’ont lue puis qui ont imaginé ce que sous-tendait mes écrits, qui se sont permis d’émettre des propos à mon sujet alors que visiblement, ils n’en savent rien. De moi. De ce que je suis au-delà des mots.
Et justement, il n’y a rien à faire pour contrer cela. Vivre en général, sur Internet ou sur son balcon, c’est risquer le jugement d’autrui. “L’enfer c’est les autres”, inutile d’épiloguer là-dessus. Vais-je censurer mon essence et tamiser ma passion pour éviter quelques commentaires que je considère désinformés ou des opinions divergentes à la mienne? Que non.
Pour ce qui est du billet de Sylvain Ménard, j’ajouterais que l’insipidité est de tous les médias. Que dis-je, c’est une plaie quotidienne à laquelle il faut savoir s’immuniser. Et si un de mes amis FB croit que j’en suis disciple, alors qu’il me retire de ses contacts. Je ne m’en porterai pas moins mal.
Voilà. Cette fois-ci et peut-être bien pour la première fois, je vous parle directement et vous confie une opinion claire.
Et maintenant je vous cède la tribune.
Au plaisir.
Keep on Keepin on.
MS