Un jeudi chez l’Apothicaire

Tel qu’indiqué par mon statut Facebook, je me trouve présentement non pas chez moi, mais à mon “chalet” de travail, genre de résidence secondaire, le Café l’Apothicaire de la rue Beaubien. J’adore cet endroit. Un jour, peut-être que ce sera mon équivalent du Nicolson’s Café de Londres où J.K. Rowling planchait sur sa série Harry Potter. Enfin.

Étrange que j’aie écris hier un blogue sur le thème du suicide et qu’aujourd’hui, ce que le proprio choisit de faire jouer dans son café, c’est l’album Dehors Novembre des Colocs…. Non? Bon, c’est peut-être mon esprit tordu qui fait les liens qui lui chantent mais n’empêche… Ça ne vous arrive pas, ça? Que votre vie soit…raccord…genre? Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est étrange. Tenez. Disons que je suis en train de lire ici, au Café l’Apothicaire. Je lis n’importe quoi, l’essentiel est que vous compreniez que je suis en train de lire dans mon coin. Article, blogue, scénario, roman, etc. Et là, la conversation des voisins me vient à l’oreille et ils mentionnent un mot particulier PRÉCISÉMENT pendant que je suis en train de le lire. Je lis “POURQUOI” en même temps que la personne à mes côtés dit “POURQUOI”, vous comprenez? Ça m’arrive tout le temps. POURQUOI justement? Je ne sais pas. De la même façon, la nuit, les lampadaires s’éteignent sur mon passage. Toujours. Aucune idée pourquoi. Ça arrivait quand j’habitais chez mes parents et ça m’arrive encore même si je déménage et que j’erre dans un autre quartier. Disons que ma vie est pour le moins…constante.

Bref, je suis au Café l’Apothicaire. J’y arrive aux environs de midi. La petite salle est pleine et la cuisine ne cesse d’envoyer des assiettes. Oeufs bénédictines, croque-monsieur et madame, spaghetti boulettes, et beaucoup, beaucoup de cafés. Tout ça tramé de façon très sonore par Dédé Fortin qui sur CD du moins, ne s’est pas encore fait hara-kiri. “Circulez, circulez y’a rien à voir icitte..” qu’il lance aux clients lorsque je reçois mon (premier) café.

À mes côtés, un duo papa-fiston. L’enfant d’environ 5 ans crie au proprio derrière le comptoir : “C’est bon du melon!” pendant que son père lui dit “Moins fort, moins fort”. J’adore les enfants. Je m’ennuie de cette époque où on pouvait crier ses états d’âmes sur tous les toits sans semer de controverses ou être politically incorrect. “Yash! C’est dégueulasse” rajoute le môme à son père au sujet d’un élément quelconque dans son assiette. Le père se penche légèrement vers son fils pour lui dire que “c’est pas un beau mot à dire fort ça” pendant que le proprio revient apporter du melon à l’enfant parce que “tiens ça c’est quelque chose que t’aime!”. Je me demande s’il m’amènerait aussi gentiment un jus d’orange si je me décidais à lui crier qu’il goûtait l’eau de vaisselle son café. Mais c’est pas vrai. Il est très bon son café.

Finalement, papa et fiston quittent. J’imagine que la maternelle est sur le point de reprendre ou je ne sais trop. Allez hop, on enfile les grosses bottes d’hiver et les mitaines avec la corde qui passe dans le dos.

-Papa! Tes oreilles parlent!

-Mes oreilles parlent? Elles disent quoi mes oreilles?

-CACA! ELLES DISENT CACA!

-Non. Mes oreilles ne disent pas caca. Mes oreilles ne diraient jamais caca.

Et el duo infernal quitte le café. C’est précisément pour des petits bijoux du quotidien de ce genre là qu’il faut parfois prendre son courage à deux mains et affronter la vie, une fois encore. La vie qui commence souvent tout simplement par une douche et une longue contemplation de la garde-robe avec “rien à me mettre” dedans. Une vie qu’il faut pelleter jusqu’au trottoir parce que c’est certainement pas les p’tits vieux d’en bas qui vont dégager l’entrée avec leurs chevilles enflées et leur chien Frimousse qui s’époumone sur le balcon. Une vie dont le sel est par terre parce que ça rend le trottoir moins glissant, particulièrement pour toutes les chevilles enflées de la rue Chambord.

Aujourd’hui, c’est un jeudi comme les autres. Banal à souhait. Rien de spécial à l’agenda. Mais pendant une minute tout à l’heure, des oreilles ont dit “caca” et ça m’a fait sourire. C’est là qu’elle s’est faite ma journée.

Le bonheur est dans les mille petites choses qui tissent la trame de notre vie quotidienne.

Maurice Pezaud

Non? C’est drôle la vie des fois. Aujourd’hui, genre.

Au plaisir.

Keep on Keepin on

MS

Du porn et des bulles

Et puis c’est quoi le bonheur de toute façon? Une chose est certaine : le bonheur est sans doute une des notions les plus relatives. Tout ceci selon l’optique qu’il existe, bien sûr, mais voilà un débat dans lequel je ne m’aventurerai pas aujourd’hui.

Famille? Amis? Richesse? Sécurité?

Personnellement, j’aime les bulles. Le champagne. Premièrement parce qu’on ne le sabre que pour les grandes occasions ou sur un vol d’Air France. Pour moi, champagne est synonyme de bonne compagnie et de fête. Traitez-moi de bourgeoise finie si vous le voulez, ils servent aussi des Shirley Temple à 2$ au bar si c’est ce qui vous convient. Saviez-vous que le goût

Bulles.du champagne provient de ses bulles? Raison de plus d’aimer.

Une étude franco-allemande réalisée en septembre dernier explique le savoureux processus dans un article du Nouvel Observateur. Un *fun facts* comme je les appelle. Des petits riens tous neufs d’information qu’il fait bon glisser dans une conversation dépourvue d’intérêt. D’ailleurs, la citation du jour sur evene.fr est de Jules Renard :

Je me moque de savoir beaucoup de choses : je veux savoir des choses que j’aime.

Le goût des bulles. Voilà, du moins pour moi, un petit bonheur.

Ouf, après ce 9 à 5 où vous êtes restés emmuré malgré le beau temps, l’idée du champagne fait son bout de chemin? Direction la SAQ. Les petites bouteilles bleues du Champagne POP sont à mon souvenir environ 16$. Allons, qu’on se gâte! Lundi, c’est déjà du passé et ce soir le cinosh est à moitié prix. Santé!

Et puis bon, du champagne, même à 16$, ça se boit beaucoup mieux à la paille….et en compagnie de quelqu’un. Ne vous inquiétez pas, j’ai exactement la trame sonore qu’il vous faut. C’est nouveau et muy muy caliente.

Léonard Titus et Bruno Crush viennent de France. Je spécifie Haute-Normandie pour ceux qui trippent géo. Un duo comme pas un. Voyez-vous, Titus et Crush oeuvrent dans un type musical très particulier, définissant leur art comme du very reactive porn music. Non. Ils ne font pas de trame sonore de films pornos. Ils font de la musique À PARTIR de films pornos. Et de leurs dialogues. Des années 70.

Superbe.

Photo tirée du MySpace de Titus&Crush.

http://www.myspace.com/titusandcrush

Malheureusement, leur myspace ne fournit que deux chansons, qui ma foi, ne sont pas si mal! Bon, bon, bon. À ne pas faire écouter à sa grand-mère, de peur de lui faire saigner les oreilles. Par contre, si ladite grandmox ne parle pas l’anglais, montez le volume et faites-lui aller le pacemaker!

Un autre de mes petits bonheur. Les chansons faites de sampling. En fait, je ne suis pas certaine du terme exact, mais vous savez, les musiques composées à partir de bruits ou d’extraits sonores quelconques, genre The Go! Team.

Alors voilà. Un petit rien tout neuf de blogue du mardi qui fait honneur aux petites choses.

Des bulles et du porn.

Parfois, c’est tout ce que ça prend!

Un petit mot d’un dénommé Maurice Pezaud avant de quitter.

Le bonheur est dans les mille petites choses qui tissent la trame de notre vie quotidienne.

Au plaisir.

Keep on Keepin on

MS